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Des combattants kurdes retranchés à Alep, d'autres ont quitté la ville
information fournie par Reuters 10/01/2026 à 19:56

(.)

par Khalil Ashawi, Mahmoud Hasano et Orhan Qereman

Plusieurs dizaines de combattants kurdes ont quitté samedi Alep, où l'armée cherchait encore à en chasser d'autres de la deuxième ville de Syrie après plusieurs jours de combats meurtriers et l'échec d'un accord de cessez-le-feu.

Selon trois sources sécuritaires syriennes, quelque 300 combattants kurdes étaient encore présents dans le quartier de Cheikh Maqsoud samedi. Les autres, dont certains de leurs commandants, sont partis dans la nuit en direction de la zone semi-autonome kurde dans le nord-est de la Syrie, ont-elles dit.

Des journalistes de Reuters présents à Alep ont pu voir plusieurs dizaines d'hommes, femmes et enfants sortant à pied du quartier situé dans le nord de la ville, avant d'être embarqués à bord d'autocars sous la surveillance de militaires syriens. Les affrontements de cette semaine ont déjà fait plus de 140.000 déplacés.

Les journalistes de Reuters ont également vu ensuite une centaine d'hommes en civil monter à bord d'autocars. Des sources sécuritaires syriennes ont déclaré qu'il s'agissait de membres des forces de sécurité intérieures kurdes Asayich, une information démentie par ces dernières.

Les affrontements à Alep ont braqué les projecteurs sur l'une des principales lignes de fracture en Syrie, où la promesse du président intérimaire Ahmed al Charaa de réunifier le pays après 14 ans de guerre civile se heurte aux réticences des Kurdes à se placer sous l'autorité d'un gouvernement dirigé par des islamistes.

Un accord de cessez-le-feu conclu en début de semaine prévoyait le départ des forces kurdes de Cheikh Maqsoud, mais celles-ci ne se sont pas retirées et l'armée syrienne avait déclaré vendredi en fin de journée qu'elle allait lancer une opération terrestre pour les expulser.

Les combattants kurdes contrôlaient plusieurs quartiers d'Alep depuis le début de la guerre civile en 2011, et ils ont établi une zone semi-autonome dans le nord-est de la Syrie, le long de la frontière avec la Turquie qui fait pression pour que ce territoire repasse sous l'autorité de Damas.

L'émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, a déclaré samedi avoir rencontré Ahmed al Charaa à Damas et il a exhorté toutes les parties à "exercer le maximum de retenue, cesser immédiatement les hostilités et renouer le dialogue".

A Paris, le Quai d'Orsay a aussi appelé à l'arrêt des combats et demandé au gouvernement syrien de tenir sa promesse de "permettre un retrait digne des combattants" kurdes.

(Reportage de Khalil Ashawi, Mahmoud Hasano et Karam al-Masri à Alep, avec Orhan Qereman à Qamishli, rédigé par Maya Gebeily ; version française Tangi Salaün et Jean-Stéphane Brosse)

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